Défilés Haute Couture

Julien Fournié Haute Couture

Premiere Tribu

Haute Couture Automne Hiver 2021/2022

Mardi 6 juillet 2021 film mis en ligne

Julien Fournié poursuit ses présentations de collection sous la forme d’un film en ligne. Cette saison, ce n’est plus pour répondre aux contraintes de la politique sanitaire, mais par adéquation au thème qui l’a inspiré.

Amoureux depuis toujours des personnages de super-héros, et pionnier dans le domaine des nouvelles technologies, Julien Fournié est fasciné par l’esthétique des jeux vidéo qui connaissent un succès grandissant à travers le monde.
« Via leur avatar, les joueurs vont d’abord tester dans ces jeux vidéo, les actions qu’ils ne pourraient pas accomplir dans la vie réelle ; ils y restent pour tout ce qu’ils y découvrent à propos d’eux-mêmes et des relations qu’ils peuvent nouer avec d’autres joueurs en ligne, » affirme Julien Fournié.

« C’est là que s’exprime au mieux aujourd’hui la dimension onirique dans le style, » assure le couturier français. « Pourquoi s’interdire d’introduire le raffinement, la qualité et l’élégance de la Haute Couture comme un nouveau vocabulaire dans cette passionnante grammaire de jeux qui ouvrent les portes de nouveaux univers ? »

A l’opposé de tout mouvement de banalisation des allures du quotidien, Julien Fournié propose une fois encore avec cette collection de « trouver sa légende » à travers 16 archétypes qui incarnent les valeurs auxquelles son style s’est attaché.
Ainsi « The Ballerina » incarne-telle la vulnérabilité, valeur chère au couturier français qui affirme toujours « C’est lorsqu’on assume sa vulnérabilité qu’on est le plus fort ». Un autre personnage par exemple, « The Spy » , représente la stratégie, le charme discret, l’intelligence. Une troisième silhouette, « The Empress », exprime naturellement l’autorité, l’éclat, le pouvoir…

Pour incarner ces 16 personnages, Julien Fournié a fait notamment appel aux mannequins égéries de la Maison, Michaela Tomanova et Angeliki Tsionou mais aussi à des amies artistes ou à des sportifs. C’est ainsi qu’Audrey Fleurot campe « The Empress », que le boxeur Guillaume Hauet déploie sa puissance dans « The Bouncer » et que l’actrice belge Déborah François se transfigure en « The Fury », aux côtés de Julien Fournié, qui évolue lui-même en « The Wizard ».

Looks à transformation, matières précieuses et brutes, broderies et plumes, nouveaux sacs de jour et sac à dos, se mixent dans un ensemble qui forme la tribu essentielle de Julien Fournié, sa « First Squad » là où les personnes et leur néo-avatar s’unissent pour donner plus d’impact à leur style et rendre leur identité plus lisible.

Première Tempête

Printemps-Eté 2021

Haute Couture Mardi 26 juillet, film mis en ligne

Julien Fournié propose sa collection de Haute Couture sous une forme nouvelle pour un designer, en signant lui-même la réalisation d’un film intitulé « Première Tempête ».

« Dans l’ère post Me Too, post Black Lives Matter et en pleine crise sanitaire, il est de mon devoir de couturier de proposer un imaginaire et une esthétique que j’ai voulus merveilleux, magiques, enchanteurs », annonce le fondateur de la Maison qui soutient constamment, depuis ses débuts, les féministes et la diversité. « Il s’agit de tout faire pour ne pas sombrer dans le totalitarisme de la morosité. »

Julien Fournié plonge ainsi trois jeunes femmes dans un environnement onirique et glamour, dans une féérie contemporaine. Comme aimantées par une attraction de parc à thème, elles traversent ensemble cinq décors. Elles s’y découvrent soumises à des aventures qui les font évoluer comme des héroïnes de contes de fées. Ainsi placées dans les univers fétiches du couturier, elles sont appelées à trouver, par le biais de son imaginaire, leur propre légende. Autrement dit, à mettre en lumière leur vraie personnalité.

Toujours à la recherche de l’élongation des proportions sur les corps grâce à une véritable épure de la coupe, Julien Fournié se concentre sur les manches à même, la sculpture acérée des bustes, les mouvements des jupons de tulle. Tout en redressant les corps des femmes, son style fait la part belle au travail d’aiguille dans de véritables marqueteries de broderies, de matières semi-transparentes, de plumes, et ajoute à la légèreté et au raffinement dans des plissés serrés, des ruchés de mousseline, des superpositions de transparence.

Son film et sa collection visent à ré-enchanter le regard des femmes. Amoureux du cinéma depuis toujours, le couturier plonge ses muses dans ces univers symboliques qui font des clins d’œil à tous les réalisateurs qu’il admire, de Georges Méliès à Quentin Tarantino, en passant par Jacques Demy.

Premier Manifeste

Automne Hiver 2020/2021

Haute Couture Mardi 1er juillet 2020, film mis en ligne

La véritable nature de la Haute Couture
Julien Fournié explique son interprétation du label Haute Couture et comment il s’incarne dans chaque pièce qu’il signe

Une pièce de Haute Couture est, pour la mode, le nec plus ultra de la qualité dans la conception aussi bien que dans le grade de qualité de sa fabrication. L’appellation Haute Couture est souvent utilisée de manière illégitime de nos jours.
Pour cette saison particulière, en l’absence de véritable défilé pour la Fashion Week Haute Couture à Paris, Julien Fournié a choisi de vous inviter au cœur des valeurs de sa maison.

Exclusivité, authenticité, liberté de création, techniques innovantes associées à la tradition d’excellence de l’artisanat d’art français créent ensemble l’écosystème indispensable à la véritable Haute Couture.

Le caractère exclusif de chaque pièce créée et signée par Julien Fournié est très strict : Julien Fournié ne répète JAMAIS le même design pour deux clientes. Pas même lorsqu’il s’agit d’un look d’une collection particulière. Pas même si des clientes basées sur différents continents demandent le même modèle. Une fois que vous l’achetez, vous êtes la seule personne au monde à en être propriétaire. `

Le caractère authentique du design est garanti ici par les étapes traditionnelles de la Haute Couture :par la rencontre initiale entre la cliente et Julien Fournié, par la réalisation d’un croquis pour cette seule cliente, par le travail sur le volume du vêtement sur mannequin, par le développement de tissus originaux avec les meilleurs tisseurs de fibres naturelles en Europe, par la création d’imprimés spécifiques, par la collaboration avec les meilleurs artisans d’art français, par la formation et le perfectionnement constant de couturières expertes.

Dans sa maison éponyme, la maison de couture qu’il a fondée et qu’il contrôle entièrement, Julien Fournié se sent pleinement libre de décider ce qu’il veut faire et des moyens qu’il emploie pour y parvenir. Cette indépendance de pensée et cette liberté d’action sont capitales pour une maison de Haute Couture. Ainsi, Julien Fournié se tient derrière chaque projet dans son royaume et chaque impulsion créative ne suit que son intuition.

Les femmes ont l’habitude de repérer les vêtements dans les magasins, de les essayer puis de décider éventuellement de les acquérir. Avec l’approche Haute Couture, le processus est totalement différent.

Vous voyez d’abord une esquisse du look imaginé. Après avoir passé votre commande, vous effectuerez un premier essayage, sur un prototype réalisé dans un tissu blanc uni et simple. À partir du croquis originel, l’atelier a donné un volume et une architecture au vêtement. Avec cet essayage de la

« toile », Julien Fournié vérifie alors la coupe parfaite pour chaque silhouette. Ce n’est qu’alors, en collaboration avec la cliente, que Julien Fournié choisit le bon tissu, sa texture, son toucher et bien sûr sa couleur précise, les finitions exactes, les embellissements magiques…

La Haute Couture prend du temps entre la première esquisse et le montage final bien sûr, mais lorsque vous achetez une pièce de Haute Couture, vous n’achetez pas simplement un vêtement exceptionnel. Ce que vous achetez, c’est aussi une expérience, une aventure, dans le but d’exprimer pleinement votre personnalité unique dans un vêtement fait tout particulièrement pour vous seule.

Premières Conquêtes

Printemps-Eté 2020 

Haute Couture Mardi 21 janvier 2020, défilé

Julien Fournié s’inspire des grandes aventurières qui traversent l’histoire de l’humanité et de l’émancipation féminine. Exploratrices, éthologues ou archéologues, elles se révèlent capables de parcourir la jungle comme de danser la valse. Leur curiosité du monde, leur soif d’indépendance et la quête de leur propre vérité sont passées par le courage de désobéir aux codes sociaux. 

Qu’elles découvrent les civilisations précolombiennes d’Amérique du Sud, les tribus des peuples sans écriture d’Afrique ou les arts berbères et touaregs du Sahara, elles ne renoncent à rien et ne renient ni la société d’où elles viennent ni les mondes qu’elles découvrent. Loin des valeurs masculines qui ont débouché sur la prédation, via la colonisation ou l’évangélisation, leurs conquêtes prônent, parfois au prix de leur vie, la découverte mutuelle, l’acceptation de la différence, l’entraide.

Outre l’expédition qu’elles ont planifiée, organisée, financée, elles cherchent le sens caché du monde, au-delà des apparences, des sexes et des frontières. Alliant le flegme, l’enthousiasme et la compassion, elles s’accommodent de tout, collectionnent les bijoux, les outils, les poteries, se laissent transformer par la nature et se fondent dans le paysage sans rien perdre de leur panache. 

Maîtrisant la coupe, le couturier français construit des silhouettes qui en imposent autour de vêtements moins corsetés qu’à son habitude, parés de broderies-talismans ou de gris-gris comme recueillis au fil des rencontres et des découvertes. L’allure se structure souvent au moyen de ceintures à multiples lanières, comprenant sacs ou cartouchières qui symbolisent, passementeries comprises, l’indispensable équipement de ces conquérantes de nouveaux territoires.

Loin de toute identification précise à une seule origine géographique ou ethnique, ces femmes mixent l’élégance de leur culture d’origine avec les fantastiques découvertes de celles qu’elles ont traversées dans une interprétation personnelle toujours éloignée de n’importe quel communautarisme ou prosélytisme.

 

Premier Sortilège

Automne Hiver 2019/2020 

Haute Couture Mardi 2. juillet 2019, défilé

À l’occasion du dixième anniversaire de sa Maison, Julien Fournié rend hommage aux femmes qui dérogent, transforment, transcendent les codes dans lesquels on a voulu enfermer leur sexe. Depuis la nuit des temps, c’est sur elles que s’est abattu le plus terrible sortilège.

Guérisseuses, alchimistes ou savantes, dès lors qu’elles pouvaient s’affranchir des balises que les sociétés patriarcales leur imposaient, on les taxait de maléfiques, on les accusait de sorcellerie, jusqu’au bûcher. « J’ai toujours trouvé les sorcières plus stimulantes que répulsives, » confie Julien Fournié. « Les femmes que l’on traite de telles cultivent l’indépendance, possèdent le sens de l’aventure et stimulent l’imagination, en ouvrant sur un monde magique. »

Maîtrisant tous les arcanes de la coupe, le couturier français modernise en diaboliques beautés les silhouettes mythiques des magiciennes, des empoisonneuses, des héroïnes de romans gothiques ou des stars de films noirs.

Cols montants, plastrons brodés sur chemisiers en mousseline plissée s’associent à de longues jupes. La coupe des vestes, des manteaux et des robes trompe-l’œil de manteau, emprunte au vocabulaire militaire sa rigueur. L’autorité d’une carrure renforcée et de boutonnages apparents sur le haut, laisse le tissu se déployer sous la taille dans les plis de basques arrière ou ajouter de l’ampleur à la marche dans les pièces qui descendent à la cheville. Ailleurs, une veste en fourrure de fils dégradés mixe les franges aux fils hérissés pour accentuer le caractère animal.

Assouplis à souhait, les cuirs précieux (python, alligator) sculptent les bustes et les tailles en noir ou en bleu nuit… à moins qu’ils ne les ceignent d’un dégradé d’écailles aux tons d’aurore boréale.

Corbeaux et autres oiseaux de malheur sont convoqués sur les coiffes, bonnet, capeline, via des plumes brodées, et même tissées, dans une version du sac iconique de la Maison. La salomé signature s’orne pour la saison d’un motif de diadème sur son embout.

« Haute Couture et magie partagent un goût de l’expérience accumulée et du tour de main que les savoirs officiels mésestiment ou répriment, » déclare Julien Fournié. « Je suis persuadé qu’allier l’empirique et l’innovant constitue la meilleure voie pour sauver la nature, l’humanité, et changer le monde afin que la libre exultation des esprits et des corps ne se retrouve plus jamais associée à un sabbat infernal. »

Première Plenitude

Printemps Eté 2019 

Haute Couture Mardi 22 janvier 2019, défilé

En plein Atlantique, à la jointure de trois plaques tectoniques, les paysages lunaires de l’île de Lanzarote inspirent Julien Fournié. Entre désert et tropique, sirocco et alizés, algues prodigieuses et lichens volcaniques, le couturier français valide les choix radicaux de la nature opérés sur une île devenue réserve de la biosphère.

Les minéraux — sombres coulées de basalte, lumineux sables fins rapportés du Sahara par le vent — constituent la base de la palette de couleurs, rehaussée d’un vert cactus, d’un rose bougainvillier et du bleu d’un firmament saturé qui se reflète dans le bassin aménagé au creux d’une grotte à ciel ouvert.

Stimulé par les chemins empruntés par l’artiste-architecte César Manrique pour célébrer une action créative en harmonie avec l’écosystème, Julien Fournié livre une collection réalisée avec des tissus exclusivement composés de fibres naturelles.

Tout respire le bien-être, l’harmonie et l’estime de soi retrouvés. La sensualité du drap de soie, l’effleurement des mousselines, le mystère d’une moire en dégradés géologiques de gris se soulignent de drapés asymétriques, de plissés rectilignes, pour marquer les courbes et caresser ou encadrer la peau nue. Épaules, buste et taille galbés, les ampleurs se déploient à partir des hanches dans des longueurs qui laissent apparaître la cheville… où s’accroche la bride des salomés signature de la Maison.

Les cuirs précieux — anguille, renne, python — ajoutent à la volupté de l’ensemble. Attaches et métalleries sanglent parfois le cou, harnachent les épaules et la poitrine, ceignent la taille. Cactus stupéfiants et algues chlorophytes se brodent en luxueux embellissements. La légèreté d’une georgette de soie s’envole dans une robe foulard, blanchie comme à la chaux et parée de l’imprimé dessiné par Julien Fournié pour évoquer l’île aux volcans, ses couleurs fortes, ses singuliers palmiers.

Il règne sur le podium un air de fête décontractée, tel que César Manrique ou Omar Sharif en organisaient dans les années 1960 pour leurs amis venus d’Hollywood, qu’ils recevaient en villégiature exceptionnelle dans les incroyables suites de cavernes aménagées qui leur servaient de demeures. En alliant énergie tellurique, atmosphère estivale et chic, « Première Plénitude » propose un vestiaire propice à choyer, tonifier, vivifier un été 2019 en phase avec soi-même et les forces de l’environnement biophysique.

Premier Crime

Automne Hiver 2018/2019

Haute Couture Juillet 2018, défilé

En quête d’un style qui permet à celles qui l’adoptent d’exprimer au mieux leurs émotions, Julien Fournié signe son « Premier Crime » Haute Couture avec 33 looks à l’élégance strictement raffinée en s’inspirant des égéries des maîtres du suspense (Agatha Christie, Alfred Hitchcock, Paul Verhoeven). Mais comment un « profiler » analyserait-il les motivations de ce « serial killer » dont l’esthétique fait mouche ? 

D’abord, il constaterait les drapés sculptants, découvrirait les découpes, noterait les bustes ajustés au scalpel. Il enquêterait sur les secrets des manches qui galbent les bras, examinerait les tailles sanglées, les basques qui accompagnent le mouvement. Il consignerait les vertigineuses asymétries créées par les incrustations et les drapés en biais. Un fourreau tailladé par une découpe sur le côté de la poitrine l’intriguerait.

L’arme favorite de Julien Fournié reste la coupe qui structure le vêtement et assure pudeur et allure. Les cuirs précieux (pécari pour l’ampleur, cuir de renne pour le toucher et la noblesse) se prêtent aussi bien aux robes qu’aux pantalons. Les croqueuses de diamants que le couturier français habille se permettent tout : par exemple, le total look panthère qui s’imprime sur le cuir dans une robe comme sur les accessoires assortis. 

C’est dans un maintien retrouvé que les inconditionnelles de Julien Fournié affrontent leurs propres enjeux avec des armes qui n’appartiennent qu’à elles. En les conduisant, à sublimer leurs pulsions dans une palette rubis ou bleu canard, qui fait ailleurs la part belle aux tons fauves, le couturier les entraîne dans une épure de mohair, de drap de soie, de mousseline qui ne souffre ni médiocrité, ni complaisance.

A l’instar de l’incroyable robe noire hérissée de plumes qui ouvre le défilé, chaque pièce rend hommage au discret travail de la main de l’atelier maison et des artisans d’art. Ici, les broderies se font volontiers au fil pour dévorer les sequins, les brillances se recouvrent d’un voile, les jacquards suggèrent une collaboration particulière avec les meilleurs tisseurs. 

Mais à quoi le couturier cherche-t-il à tordre le cou ? D’abord à la négligence de soi et d’autrui, affirment ses clientes, à l’impossible « vite fait, bien fait » confient ses collaborateurs, à l’insupportable tape-à-l’oeil, avouent ses amis. « Le suspense est comme une femme » disait Alfred Hitchcock.  » Plus il laisse d’espace à l’imagination, plus il attire. » Julien Fournié l’a bien compris.